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Titre du blog : Au rendez-vous des Poètes
Auteur : aaah
Date de création : 10-07-2008
 
posté le 12-07-2008 à 08:13:05

Deuxième tentative d'écriture poétique en direct "live" ! (ou "le retour d'Helmut")

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonsoir ! Dans quelques instants, devant vous, va se dérouler une expérience unique, une prouesse sans égal :  la deuxième tentative d’écriture poétique en direct « live ». Le mois dernier, la première émission a été, malgré quelques impondérables liés à la nature même de cet exercice ô combien périlleux, un véritable succès d’audience ! Pour la présente édition, vous l’avez demandé, réclamé, exigé ! Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,  le voici de nouveau, sous vous applaudissements… Helmut !

Oui, merci, merci beaucoup ! Merci, merci ! Toi, oui, toi, on se connaît, non ? Ah, j’en étais sûr ! Trop cool… oui, merci ! Non, là, c’est beaucoup trop ! S’il vo…

Bon, dis-moi, Helmut, merci de t’asseoir. Dis-moi, qu’as-tu retenu de ta première tentative d’écriture poétique ?

Un tsulami d’émotion ! Oui, c’est la première image géniale qui me vient à l’esprit !

Bravo ! Un « tsulami » d’émotion… une image enchanteresse et finement choisie, ça commence bien… Helmut, tu es venu à cette grande soirée télévisée et diffusée en direct dans le monde entier, en survêtement ; un clin d’œil à la banlieue, au slam ?

Non, non ! Ce matin, j’ai pris simplement ce qui dépassait de ma corbeille à linge. J’ai tiré dessus et voilà ! Quant à mon caleçon, vous n’allez pas me croire, il était…

Bien Helmut, l’horloge tourne… le temps nous est malheureusement compté ! Alors, prêt pour cette deuxième tentative d’écriture poétique en direct « live » ?

Je dois manger direct de l’ail ? Mais, je déteste ça !
Pardon ? Je ne vois pas où vous…Mais oui ! « Live » égal « l’ail » ! Humour instantané, sidérant ! Le jeux de mots enrichit  le propos, c’est magnifique, super ! Alors, Helmut ?

Vous m’avez compris ! En effet, je plaisantais. Vous allez me prendre pour un marginal, mais, je l’avoue, j’aime rire.  La preuve : en fait,  j’adore l’ail, mais moins que les yoghourts aux cerises, notamment ceux qui…

D’accord, d’accord… Bien, bien…euh… Alors, Helmut, prêt ?
De la porte !

Comment ça «  de la porte », Helmut ?
Ben oui, quoi ! Vous me dites « Prêt », alors je réponds «  de la porte » ! Ah ! Mein got, je me gausse ! Il fait bon rire !

Ok, Ok, « près de la porte » Ok, Ok… Bien, bien... Helmut, maintenant, il faut te détendre, te décontracter. Tu vois, je place le haut de mon index juste devant tes yeux. Tu le fixes, oui, comme cela. Maintenant, tu le suis à gauche, hop je change, à droite, hop… j’accélère, bien, j’accélère encore ; stop ! Très bien. Regarde-moi maintenant dans les yeux :  tu te sens mieux ? Bon, tu vas voir, tout va bien se passer. Allez, cette fois, on y va ?

Où ça ?

Bon, ça va ! On a compris, ça suffit ! Commence sur le champs.. ; euh, non ! Commence dès maintenant  ta  tentative d’écriture poétique ! Es-tu prêt ?

Mon esprit est complètement vide ; je suis prêt ! N’empêche, vous n’êtes pas un marrant, vous !

Top chrono ! 5, 3, 0 : c’est parti, théoriquement, pour 3 heures de direct !

- Long silence -

Pardonne-moi Helmut, mais 4 minutes sont passées, la page est toujours vierge et tu n’as pas esquissé le moindre mouvement…

Je sais, mais j’ai oublié mon stylo !

Quoi ? M’enfin, tu aurais  pu m’en demander un !

Oui.

Oui ? Oui, oui, oui… ! Allez, soyons professionnels… ce sont les aléas du direct... tiens, je te confie mon « Mont-Blanc », cela te convient-il ?

C’est parfait, merci… là, oui, là ! Attendez ! Je sens les bonnes ondes m’envahir…

Je demande au public de respecter le plus grand silence. Cet instant peut entrer dans l’histoire de la littérature universelle !

L’eau du Rhin a coulé sous le Pont de Kehl

Tu ne m’aimes plus, Gertrüd, ma bien-aimée…

Il attaque très fort ! C’est rythmé comme  un téléfilm allemand de série « W ». C e n’est pas vraiment mon genre littéraire préféré, mais bon, Helmut doit nous réserver quelques coups de génie dont il a le secret, pour plus tard… Ah ! Il continue…

Que sont devenues nos rimes d’antan ?

Que sont devenus nos rires d’enfants ?

J’ai cherché partout et n’ai rien trouvé…

Décidément, il perd tout ! Je parie qu’il n’a même pas regardé sous son lit…

Tu en viens à aimer ton désir

 et non plus l’objet même de celui-ci

Alors là, chapeau bas ! Et dire que j’ai eu des doutes quant au génie de ce Grand parmi les Grands… On ressent même l’influence d’un Nietzsche ! Je suis conquis !

Tout ce qui est profond aime à se masquer, tu le sais bien, Gertrüd,

Mais n’aimer que toi est une barbarie, car c’est au détriment des autres…

C’est pas mal, mais il n’y a aucune cohérence ! De plus, j’ai un étrange pressentiment…Comme si Helmut se plaçait par delà le bien et le mal…

Ma Gertrüd, avec mes réservoirs pleins, j’aimerais monter à l’assaut de ta forteresse,

Ouf, la cassure ; là, c’est navrant ! D’autant plus que… Mais oui, c’est bien sûr ! Helmut a plagié Nietzsche ! Sauf erreur de ma part, la dernière phrase n’est point de Frederic, mais d’Helmut…

Puis, mein liebe, je me présenterai devant toi, pour manœuvrer et présenter mon gros panzer tout dur contre tes f…

Non ! Ce n’est pas possible… il ne va tout de même pas recommencer ! C’est un cauchemar !

Je vais téter tes tétons, ma Teutonne…

Stooop ! On arrête tout ! Helmut, tu me rends mon crayon, tu ne prononces pas un mot. Tu fais seulement un signe de la main pour dire au revoir à notre public… ensuite, tu attendras quelques minutes. Comment ? Non, non ! Je ne représente pas mon index devant tes yeux, non mais ! Deux gentils messieurs vont venir te chercher et t’emmener dans un grand château… tu vas pouvoir te reposer !

Si j’avais su… vous êtes vraiment très susceptible ! Enfin, c’est vous qui voyez… Dites, soyez sympathique, laissez-moi le micro 5 petites secondes, je serai sage, OK ?

Pas plus de 5 secondes, je t’ai à l’œil… et le bon !

Merci. Toc ! Toc ! Vous m’entendez ? Toc ! Toc ! Retire complètement la réverb ; Toc ! C’est bon, parfait. Bien. Je voulais simplement m’adresser à toi, la demoiselle en robe jaune, assise en face de la sortie de secours… non, pas vous… non plus… oui ! Ah,, mademoiselle…

Bon, Helmut, as-tu fini ?

Presque, laisse-moi encore 2 minutes ! Alors, oui, toi, la sulfureuse blonde à forte poitrine, turgescent est mon… CLAC !

Que les âmes sensibles veuillent me pardonner, mais, vous êtes tous témoins, je l’avais prévenu. Ainsi s’achève cette deuxième tentative d’écriture poétique en direct. Je vous donne rendez-vous dans un mois, même jour, même heure, pour une nouvelle émission qui devrait faire monter l’audimat : elle s’intitule « Première tentative en direct d’écriture érotique ». Petite confidence : jusqu’à ce matin, un Grand poète – dont je tairai le nom et que nous appellerons H. – était fortement pressenti. Maintenant… Chers amis, bonsoir !

 

Commentaires

KAF le 29-07-2009 à 21:19:07
!
KAF le 29-07-2009 à 21:18:34
Bonsoir.
francoisde16 le 30-10-2008 à 15:05:59
salut

je trouve ton blog très bien

passe faire un toure sur mon blog http://francoisde16.vefblog.net